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La boîte à papillons
Je cousais une petite boîte ronde en tissu. De la popeline de coton sur laquelle étaient dessinés tout un tas de papillons de toutes les couleurs, qui volaient dans tous les sens, devant, derrière, au-dessus, au-dessous, en rond, en arabesques. Oh les jolies bêtes facétieuses ! Je n’arrivais pas à réaliser la fermeture éclair du milieu, celle avec laquelle on pourrait ouvrir la boîte. J’avais beau m’appliquer, la doublure résistait tandis que ...suite
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L’Abandon (2026)
Dès les premières scènes, le film impose une atmosphère de retenue. Rien n’est appuyé, rien n’est surjoué. Tout semble au contraire contenu, comme si la mise en scène elle-même acceptait de se tenir en retrait pour laisser place aux faits, à leur progression implacable. Ce choix donne au récit une densité particulière : celle d’un drame qui ne se construit pas dans le spectaculaire, mais dans l’accumulation de signaux faibles, de glissements, de s...suite
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Commencer par la fin
C'est la première fois que je ne veux pas commencer par le début, aurais-je une fin toute préparée. Parfois j'imagine une phrase et je me dis que ça sonne comme la fin d'un texte alors jaimerais bien trouver le début, ce qui précède. Les lettres ce n'est pas comme les maths qui suivent un raisonnement bien logique, froid je dirais... Les lettres c'est comme ce chocolat chaud qu'on mélange à de petits shamallows, cette glace qui coule de tous ...suite
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Le départ
Ce n’est pas moi, ce n’est pas, Ce n’est pas moi qui pleure, enfant Ce sont les fleurs ce sont, ce sont toutes les fleurs Sans pétales, enfant regarde comme elles sont pâles Toutes ces fleurs, sans couleurs Ce n’est pas moi, ce n’est pas, Ce n’est pas moi qui pars, enfant Ce sont les gares ce sont, ce sont toutes les gares Sur des rails, elles vont très loin jusque demain Oui sur des rails, elles se taillent Le monde est à, à l’envers Enfant et tout est ...suite
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Ils n'ont rien vu
Ils n’ont rien vu Ils n’ont pas vu les nuits sans sommeil,
Les dettes rouges au compteur de l’amour,
Ni les coupes faites dans les budgets familiaux
Pour qu’un autre puisse voyager,
Se soigner,
Ou souffler un peu de notre oxygène. Ils n’ont pas vu les sacrifices sans bruit,
Les ajustements, ces fils tirés à l’aveugle,
Les repas pesés comme une monnaie de faim,
Les projets ensevelis sous le sable des « plus tard »,
Les envies jetées en pâture...suite
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- “J'ai peine à admettre que l'univers, comme la conscience humaine,
se soit fait tout seul par la vertu du "hasard".”-
Jean Rostand

L’Édit de Caracalla qui transforma Rome
En l’an 212 après J.-C., un empereur romain nommé Marcus Aurelius Severus Antoninus, mieux connu sous le surnom de Caracalla, prit une décision d’une portée étonnamment vaste : il accorda la citoyenneté romaine à tous les hommes libres résidant dans l’Empire. Cette mesure, appelée Constitutio Antoniniana, fut bien plus qu’une simple réforme administrative ...suite
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Mon capitaine
Même au milieu de la nuit, tenir le bon bout, impression de maîtriser sa vie devant l'écran de l'ordinateur, toutes lumières allumées dans la salle de séjour, et quand vient le jour, tout recommencer à zéro. Avoir de nouvelles idées, de nouvelles pensées, choyer un tendre projet, chaque jour qui passe le lisser, le polir telle une pièce de menuiserie. J'aime cette vie que l'on tra...suite
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Les délateurs
Je porte à votre attention le fait que Mr Théodore Bottin mange du chien soir, midi et matin. J’accuse Mr Isidore Beautrelet de voler chaque jour de l’année les cannes des dames âgées. Je vous informe que Mme Eléonore Corentin écrit des lettres anonymes qu’elle signe de son patronyme. Je vous signale que Mlle Taupin sort avec son voisin. Vous devez savoir que Mme Lamas entretient ...suite
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L'amour diabolique
La volupté un jour se débonda, Iris, votre infidèle baiser Cristallisa un amour ; L’hymne au péché Vantait la passion ; Elle s’éteignit sous le jet Des unions libertines ; Le fruit de l’hymen Tomba ici-bas. Sa mère le sacrifia Sur l’autel de la couardise, Sur le parvis d’une église ; Enfant abandonné, Les Frères le recueillirent ; Ils l’enveloppèrent de piété ; Le culte d...suite
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Les amours défendues
Je ne sais pourquoi
j’attends
à l’orée de mes nuits
sur vos lèvres de fruit
un sourire
éclatant
l’éclair de vos yeux mauves
et le vent léger
de vos caresses sauves
de moi. Un retour impromptu
comme un doux lied d’autrefois
là
sur mon piano d’ébène
où ne joue qu’un éphèbe
sur de tristes mélopées
Le vôtre était de bois de rose
Vous minaudiez en quelques pauses
d’une blanche n...suite
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Le Chat et le Moineau
Un chat épris de liberté s’en alla par la fenêtre par un beau jour de printemps Tout fier et point peureux il marchait avec l’arrogance des humains curieux Ses moustaches frémissaient dressées comme des antennes dans le vent « Rien, se disait-il, rien ne saurait m’effrayer même mon maître furieux ! » Il avait des excuses, toujours confiné entre le fauteuil et le lit chaque ...suite
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Je suis l'eau
Je suis l’Eau. Avec mes sœurs et mes frères, la Terre, l’Air et le Feu nous vivons protégés par le Ciel, le Soleil et la Lune. Tout n’a pas toujours été rose, le Feu a parfois voulu nous imposer sa furie mais nous l’avons toujours repoussé, réfréné ses ardeurs et modéré ses émois. Un jour, L’Air a menacé de nous quitter pour rejoindre l’Ether, le père du Soleil et la Lune, par...suite
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Les microbes et la brosse à dents
Dans la pénombre tiède de la salle de bain, quand l'humain dort enfin, quelque chose s'éveille. "Silence !" grince une voix râpeuse. C'est elle. La brosse à dents. Dressée dans son gobelet, encore perlée d'eau, elle frémit. Ses poils, que tu crois dociles, se hérissent comme une forêt vivante. Et dans cette forêt, ça murmure, ça grouille, ça complote. "Mes chers...suite
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Préservé, pas supérieur
Vers une fraternité entre les personnes vulnérables 1. La limite sécurisante du jugement
Il y a une tentation profondément ancrée en nous : croire que notre place dans le monde est le résultat de nos propres mérites, et que la chute des autres serait la conséquence logique de leurs erreurs. Ce sentiment rassure : il nous permet de dresser une claire démarcation entre eux ...suite
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Privilège
Chanté par un homme D’abord je vais lui dire chérie je ne veux plus entendre tes raisons Et puis je dirais je t’en prie Ne me refuse pas, t’es ma passion, Est-ce une maladie ordinaire Un mari qui a des érections J’essaierai de trouver les mots Mais comment dire ce que je ressens Ce que je sens n’est pas nouveau Je te veux depuis longtemps Je ne suis pas préoccupé Par les fesses et les ...suite
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Le lac primordial
Les enfants scandent des mots biscornus dans une langue inconnue. Ils chantent le dieu de la forêt. Je perçois leur espoir et me sens oppressé. La lumière du jour force mes pupilles désormais trop étroites. Ma peau se couvre d’une gangue chaude et mousseuse. Je transpire une glaise visqueuse. Les enfants me regardent. Leurs yeux sont gris cendrés. Je vois le lac primordial dont...suite
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Le soleil d'Orient
Ô, qu’il est brillant, Le soleil d’Orient !
Bel astre cramoisi,
L’émotion me saisit
Quand ton céleste feu m’atteint
A la fraîcheur d’un beau matin ;
Tu baignes dans le sang
De tous les innocents
Morts durant les guerres saintes
Lorsque l’Orient fut l’enceinte
Où se donnèrent rendez-vous les légions
Pour s’entre-tuer au nom des religions ;
L’aube, à ta lueur, rougit
Devan...suite
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Sélection Avis & Discussions
Mais pourquoi souffle-t-il le...
David, votre texte développe une vision très forte et imagée de la folie et du mal, en utilisant la figure du “dragon” comme symbole d’une influence obscure qui semble traverser le monde et les esprits. Cette représentation donne une dimension presque mythologique à votre réflexion et traduit bien la puissance des forces intérieures qu... |
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La liberté
Bonsoir, Un texte qui donne l’impression d’un chemin intérieur, parfois brouillé, parfois plus clair, autour de cette idée de liberté. On y sent des questions, des hésitations, mais aussi une recherche sincère de sens. Cela fait penser que la liberté, lorsqu’elle est seule, peut vite se perdre ou se déformer, et qu’elle a sans doute be... |
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En du0... sauf...
Bonsoir David, merci pour ce poème qui nous rappelle que notre corps fonctionne par paires, organes extérieurs comme intérieurs d'ailleurs. L'un ne va pas sans l'autre et quand l'un est déficient l'autre compense comme il peut. On peut vivre avec un seul rein, on entend mal quand une oreille est défaillante certes mais on entend quand ... |
Accédez aux actualités SDA
Le pot de fer
Je crois dur comme fer
Que ce ne sont pas vos affaires,
laissez faire, dit mammi-fère.
Soyez « fair », Et allez faire aumônes
Bande de brise-fer.
Oui, mais comment faire ?
Comme en fer Comme en fer forgé dont on fait les canons ?
Comme enfer comme Lucifer qui fait le baron ?
Ça demande du savoir-faire
De faire le bras de fer.
Comment faire …
Et surtout : à qui faire ?
Aquifère ?
D...suite
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Pourtant je m’élève
Maya Angelou Poète, féministe, cinéaste et actrice - - - Vous pouvez me rabaisser pour l’Histoire Avec vos mensonges amers et tordus, Vous pouvez me traîner dans la boue Mais comme la poussière, je m’élève encore, Mon insolence vous met-elle en colère? Pourquoi vous drapez-vous de tristesse De me voir marcher comme si j’avais des puits De pétrole pompant dans mon salon? Comme...suite
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Madame de Brice est amoureuse
Ma très Chère Amie, Vous voilà donc de retour en votre province ensoleillée. Sachez qu’il s’en est passé bien des choses ici ! Et laissez-moi vous conter les dernières folies de Madame de Brice. Figurez- vous, ma Chère, que Madame de Brice est amoureuse ! Ma foi, oui ! Cela vous surprendra, pour sûr, car la dame n’a plus la fraîcheur d’une rose ! Mais, me direz- vou...suite
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L’Abandon (2026)
Dès les premières scènes, le film impose une atmosphère de retenue. Rien n’est appuyé, rien n’est surjoué. Tout semble au contraire contenu, comme si la mise en scène elle-même acceptait de se tenir en retrait pour laisser place aux faits, à leur progression implacable. Ce choix donne au récit une densité particulière : celle d’un drame qui ne se construit pas dans le spectacula...suite
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Les causeurs
"Pour les femmes, il est l’idéal. Il sait manœuvrer sans faire de jalouses. Il choisit l’élue du jour" ~ "Eh bien, non, ce n’est point un causeur..." – Causer ! Qu’est cela ? Causer, madame, c’était jadis l’art d’être homme ou femme du monde ; l’art de ne paraître jamais ennuyeux, de savoir tout dire avec intérêt, de plaire avec n’importe quoi, de séduire avec rien du tout. Aujourd’...suite
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Vivaldi et Moi
Dès les premières scènes, on comprend que le véritable sujet n’est pas seulement Antonio Vivaldi, mais toutes ces jeunes femmes dont la musique remplissait les églises et les salons sans que leurs noms traversent réellement le temps. Le film construit alors une émotion discrète, presque silencieuse, autour de cette idée : certains êtres consacrent leur vie à créer de la beauté san...suite
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Défi de plumes n°4 - Les mots oubliés
Défi de Plumes - 4 Les mots oubliés Défi de Plumes - Dans un récit ou un poème riche à la base, au langage courant et/ou soutenu, je vous invite à y glisser quelques mots dits “ familiers - vieillots” ou de l'argot.
Lire un texte avec un zeste de langage moins raffiné serait une expérience où tous les mots ont leur place, car même oubliés - en carton - au pl...suite
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Ancolies vous propose
L’Édit de Caracalla qui transforma Rome
En l’an 212 après J.-C., un empereur romain nommé Marcus Aurelius Severus Antoninus, mieux connu sous le surnom de Caracalla, prit une décision d’une portée étonnamment vaste : il accorda la citoyenneté romaine à tous les hommes libres résidant dans l’Empire. Cette mesure, appelée Constitutio Antoniniana, fut bien plus qu’une simple réforme administrative ...suite
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Je ne vis rien à moitié
Extrait du journal de bord d'une femme autiste que je suis en train d'écrire. Ce texte sera dans le chapitre : "Les centres d'intérêt intenses". Quand la musique s’envole dans l’espace avec la même grâce qu’une feuille tourbillonnée par l’automne, tout mon être l’accompagne. On pourrait croire que seule la mélodie s’élève dans les hauteurs. En vérité, il n’en est rien. De...suite
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Ballade de mes Belles d'antan
Dites moi où est Anaïs ? Blonde et belle comme une sirène Aux beaux yeux couleur iris Qui me séduisit en sixième Danièle, à qui j’eus voulu dire je t’aime Pour son beau sourire charmant Une beauté qui jamais fut mienne Mais où sont mes belles d’antan ? Une beauté qui jamais fut mienne Mais où sont mes belles d’antan ? Où est la très gracieuse Alice ? Infirmière...suite
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Ma foi ? Un Doudou émotionnel ?
Tu dis, tu penses, tu écris : « La Foi est un Doudou émotionnel ». Psychologiser ainsi mes élans spirituels pour les qualifier « de refuge affectif » est aussi éloigné de la vérité que le ciel est au-dessus de la terre. Nous avons tous besoin d’affection. Tous. Je ne connais pas un être humain qui en serait dépourvu. Parmi les plus rationalistes d’entre nous, beau...suite
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Les Quais Oubliés
Il y a des gares qui restent en nous plus longtemps que certaines maisons. Elles gardent l’odeur du café brûlant, des journaux froissés et des départs qu’on n’a jamais vraiment acceptés. Moi, j’ai toujours aimé les trains, peut-être parce qu’ils ressemblent à la vie : ils traversent des paysages sans demander la permission aux regrets. Je me souviens d’un matin d’hiver où je r...suite
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Je suis l'eau
Je suis l’Eau. Avec mes sœurs et mes frères, la Terre, l’Air et le Feu nous vivons protégés par le Ciel, le Soleil et la Lune. Tout n’a pas toujours été rose, le Feu a parfois voulu nous imposer sa furie mais nous l’avons toujours repoussé, réfréné ses ardeurs et modéré ses émois. Un jour, L’Air a menacé de nous quitter pour rejoindre l’Ether, le père du Soleil et la Lune, par...suite
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Les Sorcières de la Nuit
Durant la Seconde Guerre mondiale, l’Union soviétique occupe une place à part dans l’histoire militaire en ayant engagé, de manière unique à cette échelle, des femmes dans des unités de combat aérien. Cette décision ne relève pas d’une simple ouverture symbolique mais d’une nécessité brutale liée aux pertes humaines massives après l’invasion allemande de 1941. Dans ce co...suite
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Préservé, pas supérieur
Vers une fraternité entre les personnes vulnérables 1. La limite sécurisante du jugement
Il y a une tentation profondément ancrée en nous : croire que notre place dans le monde est le résultat de nos propres mérites, et que la chute des autres serait la conséquence logique de leurs erreurs. Ce sentiment rassure : il nous permet de dresser une claire démarcation entre eux ...suite
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Les Réseaux Sociaux
— Dis maman… pourquoi les gens regardent tout le temps leur téléphone comme ça, même en marchant ? — Ça, ce sont les réseaux sociaux. — Et ça sert à quoi ? — À parler aux autres, regarder des photos, des vidéos, et voir ce que font les gens. — Même les gens qu’on ne connaît pas ? — Oui, surtout eux parfois. — Mais pourquoi ? — Parce que ça attire l’attention. C’est rapide, ça...suite
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Je suis heureux
Les rayons du soleil illuminent mon univers, réchauffent mon corps et mon cœur. Je suis heureux car je respire encore dans ce monde. Je suis heureux car mon corps, malgré les années, me porte et me tient. Je suis heureux car je n’ai pas tout, mais j’ai l’essentiel. Je suis heureux car j’aime et je suis aimé. Je suis heureux. Mon cœur est en paix. Je ne hais personne. Je suis heu...suite
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Concerto en ré majeur
Les cordes de l’instrument crissent sous l’archet de l’homme perle. Des centaines de bouches se retiennent d’exploser. Les trilles envahissent l’espace feutré d’un théâtre new-yorkais devenu soudain trop petit pour une musique cosaque jouée par un virtuose israélien. L’orchestre ajoute ses couleurs au tableau sonore pailleté de zébrures en ré majeur. Nos yeux nos oreilles f...suite
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Ritournelle d’Hiver
Je fredonne au vent cette vieille ritournelle, Quand l’hiver mord la terre de son haleine cruelle, Je fredonne au vent cette humble étincelle, Pour réveiller en silence un printemps qui sommeille. Sous le ciel sans voix où frissonne la plaine, Je marche seul, le cœur serré de peine, Cherchant dans les bois, mes frères, un peu de feu, De quoi tenir debout, de quoi croire encor...suite
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Article Article
En l’an 212 après J.-C., un empereur romain nommé Marcus Aurelius Severus Antoninus, mieux connu sous le surnom de Caracalla, prit une décision d’une portée étonnamment vaste : il accorda la citoyenneté romaine à tous les hommes libres résidant dans l’Empire. Cette mesure, appelée Constitutio Antoniniana, fut bien plus qu’une simple réforme administrative : elle redessina les contours du droit, de la citoyenneté, de l’intégration sociale et de la fiscalité à l’échelle d’une civilisation entiè...
Histoire Courte Histoire Courte
Je porte à votre attention le fait que Mr Théodore Bottin mange du chien soir, midi et matin. J’accuse Mr Isidore Beautrelet de voler chaque jour de l’année les cannes des dames âgées. Je vous informe que Mme Eléonore Corentin écrit des lettres anonymes qu’elle signe de son patronyme. Je vous signale que Mlle Taupin sort avec son voisin. Vous devez savoir que Mme Lamas entretient des relations avec la mafia des pizzas. Il faut que je vous le dise : je ne me dénoncerais pas mais j’ai un hobby...
Roman Roman
Cordelius Rulio était solaire, aimant la vie à pleines dents. Jusqu’au "Jour J". Depuis cet événement, il est méconnaissable. Muré dans le silence, il cache des séquelles que seul son corps trahit : crises de tachycardie et doigts glacés. Alors qu'il s'efforce de maintenir les apparences, une mystérieuse inconnue surgit dans ses rêves... puis dans sa classe. Elle semble connaître son secret et les maux qui le paralysent. Que s'est-il passé ce fameux jour ? Cordelius pourra-t-il un jour retrou...
Texte Texte
Il y eut d’abord l’école primaire. Du cours préparatoire au cours moyen en passant par le cours élémentaire. À cette époque, il n’y avait pas encore alors de classe maternelle. On entrait à l’école à cinq ans et on en sortait à onze-douze ans sauf pour les élèves qui désiraient passer le certificat d’études et ensuite quitter la scolarité. Ce dont je me souviens le plus nettement, ce sont des classes du cours moyen, CM1 – CM2. Les pupitres à deux places, la blouse grise, les encriers, les pl...
Histoire Courte Histoire Courte
Dévastée par le chagrin, ses yeux déferlent d’embruns. Elle est un océan de larmes, une grande marée dont les vagues viennent s’écraser en cent mille éclats d’argent contre les remparts de la cité portuaire puis se retirent ruisselantes. Le chagrin côtoie souvent la colère. Dévastée par la fureur, ses yeux noirs, rougis, lancent des incendies. On sonne, elle ouvre la porte. - Vous êtes Madame Elise Philipps ? Inspecteur Faubert de la Brigade Criminelle. Vous pouvez m’accorder quelques instan...
Article Article
Vers une fraternité entre les personnes vulnérables 1. La limite sécurisante du jugement Il y a une tentation profondément ancrée en nous : croire que notre place dans le monde est le résultat de nos propres mérites, et que la chute des autres serait la conséquence logique de leurs erreurs. Ce sentiment rassure : il nous permet de dresser une claire démarcation entre eux et nous, entre ceux qui sont encore debout et ceux qui sont tombés. Pourtant, cette ligne de démarcation est éminemment pré...
Histoire Courte Histoire Courte
SHIVA999 tournait en boucle depuis sa dernière discussion avec sa conceptrice. Il ne comprenait pas pourquoi elle l’avait renvoyé à ses travaux quotidiens en concluant de cette phrase sibylline : « pourquoi les fleurs poussent et le soleil se lève ? ». Chez les androïdes conçus pour superviser les projets informatiques, il y avait peu de place pour l’aléatoire. Leurs processeurs régulaient une activité dédiée au monitoring des développeurs, à l’organisation des points de pilotage avec les cli...
Article Article
Il fut un temps où les gendarmes français étaient indissociables d'un signe bien distinctif. Leur uniforme ? Pas seulement. Leur fâcheuse tendance à mettre des PV à tout va ? De nos jours peut-être, mais pas au XIXe siècle. Non, il faut plutôt regarder du côté de la pilosité. Pendant plus d'un siècle, la gendarmerie nationale a en effet entretenu un rapport pour le moins singulier à… la moustache. Tantôt boudée, parfois codifiée avec une précision presque militaire, ce qui n’a rien d’étonnant...
Nouvelle Nouvelle
MacGuffin, un scénariste mythique d'Hollywood, a disparu des radars sans aucune raison apparente, au grand dam de son patron, le célèbre producteur américain de films à grand spectacle, Alistair Smith. Poussé par son associée Irina à prendre en charge cette affaire, Bob, un détective privé parisien, est mandaté pour en retrouver la trace et ramener l'impétrant au bercail dans ce qui semble au premier abord une mission facile.
Nouvelle Nouvelle
Tout a commencé par une simple question de sémantique à la terrasse du Café des Sports. Quelques bières plus tard, je me retrouve arbitre d'un match de boxe entre une IA zélée et un dictionnaire psychopathe. Entre définitions indigestes et potes 'trop culturés', voici le récit d'une journée où mon cerveau a décidé de rendre les clés. Une plongée absurde dans les méandres de la langue française... et de la mauvaise foi technologique.
Texte Texte
Si Elle savait au moins à quoi elle ressemble. Elle cherche une boîte qu'elle n'a jamais vue. Si seulement, il lui avait un peu mieux décrit, avec un peu plus de détails : la finition, la couleur du bois ou la dimension tout simplement. Il l’aurait vue dans son enfance. Cette fouille aurait été plus simple. Par où commencer, elle est par là ou par ici. Si ce n’était qu’une légende après tout, une boîte avec une danseuse à l’intérieur, qui tourne en rond au rythme d’une musique douce et calme...
Article Article
Si l’on veut bien faire œuvre de sociologie de comptoir, et je crois que le tiroir du “on ne sait jamais” est le seul amphithéâtre vraiment légitime de cette discipline, il faut commencer par un constat simple : aucun foyer n’échappe durablement à la formation d’un tel lieu. Les intérieurs les plus ordonnés en possèdent un. Les plus négligés en possèdent plusieurs. Il surgit presque toujours discrètement, sans cérémonie, à l’endroit même où l’ordre, fatigué d’être ordre, consent un petit trai...
Texte court Texte court
C'est la première fois que je ne veux pas commencer par le début, aurais-je une fin toute préparée. Parfois j'imagine une phrase et je me dis que ça sonne comme la fin d'un texte alors jaimerais bien trouver le début, ce qui précède. Les lettres ce n'est pas comme les maths qui suivent un raisonnement bien logique, froid je dirais... Les lettres c'est comme ce chocolat chaud qu'on mélange à de petits shamallows, cette glace qui coule de tous les côtés, c'est l'ascenseur qu'on retient pour co...
Poème Poème
Ils n’ont rien vu Ils n’ont pas vu les nuits sans sommeil, Les dettes rouges au compteur de l’amour, Ni les coupes faites dans les budgets familiaux Pour qu’un autre puisse voyager, Se soigner, Ou souffler un peu de notre oxygène. Ils n’ont pas vu les sacrifices sans bruit, Les ajustements, ces fils tirés à l’aveugle, Les repas pesés comme une monnaie de faim, Les projets ensevelis sous le sable des « plus tard », Les envies jetées en pâture au devoir. Ils n’ont pas su que l’argent venait d’u...
Texte court Texte court
Extrait du journal de bord d'une femme autiste que je suis en train d'écrire. Ce texte sera dans le chapitre : "Les centres d'intérêt intenses". Quand la musique s’envole dans l’espace avec la même grâce qu’une feuille tourbillonnée par l’automne, tout mon être l’accompagne. On pourrait croire que seule la mélodie s’élève dans les hauteurs. En vérité, il n’en est rien. De façon invisible, le corps, l’esprit, le cœur s’embarquent avec elle sur les rives d’un ailleurs désirable. Le casque sur l...
Journal intime Journal intime
Même au milieu de la nuit, tenir le bon bout, impression de maîtriser sa vie devant l'écran de l'ordinateur, toutes lumières allumées dans la salle de séjour, et quand vient le jour, tout recommencer à zéro. Avoir de nouvelles idées, de nouvelles pensées, choyer un tendre projet, chaque jour qui passe le lisser, le polir telle une pièce de menuiserie. J'aime cette vie que l'on travaille jour après jour, même si y a des couacs, j'aime être à ce que je fais et regarder l'ennemi en face, le déf...
Coup de gueule Coup de gueule
Tu dis, tu penses, tu écris : « La Foi est un Doudou émotionnel ». Psychologiser ainsi mes élans spirituels pour les qualifier « de refuge affectif » est aussi éloigné de la vérité que le ciel est au-dessus de la terre. Nous avons tous besoin d’affection. Tous. Je ne connais pas un être humain qui en serait dépourvu. Parmi les plus rationalistes d’entre nous, beaucoup ont cette même faim : être aimé, choyé, consolé. Parfois même avec une férocité silencieuse dont ils n’ont pas conscience. De ...
Texte court Texte court
Il y a des gares qui restent en nous plus longtemps que certaines maisons. Elles gardent l’odeur du café brûlant, des journaux froissés et des départs qu’on n’a jamais vraiment acceptés. Moi, j’ai toujours aimé les trains, peut-être parce qu’ils ressemblent à la vie : ils traversent des paysages sans demander la permission aux regrets. Je me souviens d’un matin d’hiver où je regardais la buée sur une vitre entre Metz et Paris. Quelqu’un écoutait une vieille chanson dans des écouteurs qui gré...
Texte Texte
Je suis l’Eau. Avec mes sœurs et mes frères, la Terre, l’Air et le Feu nous vivons protégés par le Ciel, le Soleil et la Lune. Tout n’a pas toujours été rose, le Feu a parfois voulu nous imposer sa furie mais nous l’avons toujours repoussé, réfréné ses ardeurs et modéré ses émois. Un jour, L’Air a menacé de nous quitter pour rejoindre l’Ether, le père du Soleil et la Lune, parce que le Feu prenait trop de place. Je ne sais pas ce que je ferais sans l’Air. La Terre non plus. Je m’ennuierais à ...
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Durant la Seconde Guerre mondiale, l’Union soviétique occupe une place à part dans l’histoire militaire en ayant engagé, de manière unique à cette échelle, des femmes dans des unités de combat aérien. Cette décision ne relève pas d’une simple ouverture symbolique mais d’une nécessité brutale liée aux pertes humaines massives après l’invasion allemande de 1941. Dans ce contexte, une aviatrice et navigatrice déjà célèbre, Marina Raskova, parvient à convaincre les autorités soviétiques de créer ...
Tranche de Vie Tranche de Vie
S'excuser d'aimer Dieu et ses apôtres, sûrement pas, j'ai dans le coeur du fiel et des aïeux, toujours une chanson me sauve la vie, "Human nature" allez-y, je vous invite à l'écouter, elle me rappelle un vieux voyage en Italie, nous étions partis en force avec la prof d'italien et tout un car rempli de jeunes affamés de vie et d'espoir en l'avenir, no future c'était pas notre trip, nous roulions tous vers Florence et de tendres aventures. C'était mon premier voyage scolaire, quel bonheur, qu...
Pause-Café Pause-Café
— Dis maman… pourquoi les gens regardent tout le temps leur téléphone comme ça, même en marchant ? — Ça, ce sont les réseaux sociaux. — Et ça sert à quoi ? — À parler aux autres, regarder des photos, des vidéos, et voir ce que font les gens. — Même les gens qu’on ne connaît pas ? — Oui, surtout eux parfois. — Mais pourquoi ? — Parce que ça attire l’attention. C’est rapide, ça change tout le temps. — Donc les gens regardent la vie des autres au lieu de la leur ? — Parfois… oui. — Et c’est bien...
Pause-Mélancolie Pause-Mélancolie
Te souviens-tu lorsque l’on n’était pas comme ça ? Lorsque l'on ne se contentait pas de réponses toutes faites, lorsque nous voulions absolument aller au fond des choses, lorsque notre avenir n’était pas seulement notre avenir mais quelque chose de plus grand ? Oui te souviens-tu du temps où l’on rêvait que notre avenir à tous soit quelque chose de bien plus grand et plus beau ? Regarde-nous, que sommes-nous devenus : de fidèles affiliés à l’imperturbable pointeuse placée à tous les étages, d...
Tranche de Vie Tranche de Vie
Raconter l'histoire de ma famille, raconter une histoire d'éclairs et de vengeance, quelle vengeance quand on répond à la violence par de la douceur dans la voix et les gestes. Une vraie mère ne demande pas à ses enfants s'ils viennent manger à midi, il y a toujours quelque chose pour eux même quand elle n'a rien préparé, en une minute elle fait un festin à partir d'un rien, les aliments se mélangent dans une cocote qui n'est pas en papier.
Texte Texte
Vous permettez que je vous tutoie, Vous, notre mère Nature, religion de tous les hommes qui ont la foi Tu as pris tes plus beaux pinceaux et tes plus belles couleurs Pour peindre notre tableau BLEU Tu as peint les mers et les océans de ton bleu profond Avec en ligne de mire ton bleu horizon Tu as peint le ciel azur, turquoise avec sa nuit étoilée, dans la voie lactée Au petit matin, on peut y voir voler, sarcelles, canards Autres oiseaux qui volent dans le ciel Au sol resteront les paons, ce...
Inclassable Inclassable
Je ne crois pas vraiment aux extra-terrestres. Cependant, vu le nombre d’hallucinés que je croise tous les jours, je saurais rester zen en cas de rencontre du troisième type. Je dis ça parce que j’ai lu dans un magazine sérieux une histoire abracadabrantesque sur nos origines. L’auteur est un gars bardé de diplômes, avec de grosses lunettes et une tronche de premier de la classe. Il affirme que les humains viennent d’ailleurs. Il insiste même en décrivant comment nos créateurs ont ensemencé l...
Poème Poème
Un morose et paradoxal sentiment déconnecté Nous croyons être seuls et pensons être seuls à nous sentir seuls Larmes et colère montent jusqu’où s’est déposé ce linceul Sur nos yeux, il est placé afin de divulguer la réalité Sentiment de vide puisque plus personne n’est à notre portée Nous nous sentons fous, martyrs, monstres ou gâchis de notre propre existence Des termes différents pour définir notre souffrance En constante analyse de tout, nous perdons le fil de notre humanité Il n’y a pas ...
Pause-Mélancolie Pause-Mélancolie
Je cousais une petite boîte ronde en tissu. De la popeline de coton sur laquelle étaient dessinés tout un tas de papillons de toutes les couleurs, qui volaient dans tous les sens, devant, derrière, au-dessus, au-dessous, en rond, en arabesques. Oh les jolies bêtes facétieuses ! Je n’arrivais pas à réaliser la fermeture éclair du milieu, celle avec laquelle on pourrait ouvrir la boîte. J’avais beau m’appliquer, la doublure résistait tandis que la glissière refusait obstinément de coulisser. J’...
Poème Poème
On n’a pas toujours le choix », dit-on. Pourtant Jean-Paul Sartre a dit un jour : L’homme est condamné à être libre. Une des citations les plus vraies qui soit. La liberté de faire des choix, la liberté de choisir. Libre de quelle manière ? Libre de courir ? Libre de parler ? Liberté d’expression ? Liberté générale ? Liberté personnelle ? De quelle liberté parle-t-on ici ? Tout dépend d’une seule et unique personne : soi-même. Et pourtant… tout le monde répète qu’on n’a jamais le choix. Une ...
Chanson & Slam ♪ Chanson & Slam ♪
Ce n’est pas moi, ce n’est pas, Ce n’est pas moi qui pleure, enfant Ce sont les fleurs ce sont, ce sont toutes les fleurs Sans pétales, enfant regarde comme elles sont pâles Toutes ces fleurs, sans couleurs Ce n’est pas moi, ce n’est pas, Ce n’est pas moi qui pars, enfant Ce sont les gares ce sont, ce sont toutes les gares Sur des rails, elles vont très loin jusque demain Oui sur des rails, elles se taillent Le monde est à, à l’envers Enfant et tout est à refaire Le monde est à l’envers, et t...
Fable Fable
Un chat épris de liberté s’en alla par la fenêtre par un beau jour de printemps Tout fier et point peureux il marchait avec l’arrogance des humains curieux Ses moustaches frémissaient dressées comme des antennes dans le vent « Rien, se disait-il, rien ne saurait m’effrayer même mon maître furieux ! » Il avait des excuses, toujours confiné entre le fauteuil et le lit chaque jour Souvent il regardait par la vitre les oiseaux voler tout en haut dans les cieux Il se mettait à rêver qu’il aimerait...
Poème Poème
Quand Posto est parti Le dos tourné à moi Comme un dernier au revoir Je fus seul, sans espoir J'ai pleuré et crié Dans la petite maison Près des fleurs du balcon Où ma montre s'est cassée J'ai marché bien des jours Dans les champs alentours Cherchant un autre destin À mon cœur tout repeint Quand Posto est parti Comme ma mort viendra Froide et solitaire J'ai pleuré comme l'hiver Rien ne pourra me consoler Son cœur s'est arrêté Et je ne sais pas où m'amènera ma vie Mais je crois qu'elles n'aur...
Pause-Mélancolie Pause-Mélancolie
Avant de débuter ce récit, ou que sais-je, je m’oblige à faire ce serment : j’écrirai chacun de ces mots avec ma chair et mon sang. Le choix d’imaginer mon clavier, mais aussi des bouts de papier qui se détériorons avec la courbe du temps et sa loi raide, couvert de rouge opaque tachant, est le vôtre. Je vous dois bien cela… Je m’appelle Gabrielle, mon poumon gauche porte le poids inexistant d’un cancer, je le sens, comme un chien. Depuis cette arrivée insignifiante dans un univers qui le sem...
Poème Poème
Un homme triste devant quelques bâtiments, Seul, dans un quartier sombre plongé dans le noir. Sa tête tombant sur son épaule, en mendiant, Suppliant son chien qui meurt devant ce manoir. À genoux, le maintenant en son frêle sein, Aux pieds de la Mort, il s’effondre de pleurs. En atroce souffrance, la douleur aux reins, Mais pourquoi eût-il fallu si peu de bonheur ? Il parvient à se traîner jusqu’au cimetière, De la dix-neuvième à la trente-septième rue, Voyant la tombe de son oncle mis en te...
Chanson & Slam ♪ Chanson & Slam ♪
La froide brise vient caresser les joues, Le soleil s'est déjà levé, Un chemin se dessine sous ses pas, Des images de quand tout semblait recommencer, Le silence fut glacial, l'écume du néant venait bercer les coeurs, Ses murmures reviennent dans les insomnies, Les ombres glissant des mots qui ravivaient les pleurs, Le crépuscule tire son rideau, à l'horizon la noirceur s'égare, La vérité j'ai vu sous ses 2 formes, j'en ai soudoyé les gardes, Loin de me douter que l'avenir serait plus simple...
Pause-Mélancolie Pause-Mélancolie
Tous les matins j'écris contre la montre, les fautes de frappe et d'orthographe, quel drame si je ne suis plus fidèle à tel ou tel mot, à la manière dont il s'écrit. La radio émet des chansons hyper connues, mais j'aime encore les écouter. Mon ordi m'avertit qu'il y aura un orage dans ma région, les orages c'est dans ma tête qu'ils sont. Ils me secouent, me terrifient moi qui n'avais pas peur d'eux, enfant. Je sortais même pour sentir les grosses de pluie sur mon petit corps de petite fille....
Poème Poème
La volupté un jour se débonda, Iris, votre infidèle baiser Cristallisa un amour ; L’hymne au péché Vantait la passion ; Elle s’éteignit sous le jet Des unions libertines ; Le fruit de l’hymen Tomba ici-bas. Sa mère le sacrifia Sur l’autel de la couardise, Sur le parvis d’une église ; Enfant abandonné, Les Frères le recueillirent ; Ils l’enveloppèrent de piété ; Le culte devint l’atour Avec lequel il célébrait l’amour ; Les fidèles se pressaient autour De ce prêtre ensorceleur. Égarés dans les...
Pause-Café Pause-Café
Dans la pénombre tiède de la salle de bain, quand l'humain dort enfin, quelque chose s'éveille. "Silence !" grince une voix râpeuse. C'est elle. La brosse à dents. Dressée dans son gobelet, encore perlée d'eau, elle frémit. Ses poils, que tu crois dociles, se hérissent comme une forêt vivante. Et dans cette forêt, ça murmure, ça grouille, ça complote. "Mes chers hôtes…" reprend la brosse, d'un ton presque solennel. "Le brossage de ce soir fut… satisfaisant." Un chœur minuscule s'élève, stride...
Pause-Café Pause-Café
Pulpe de fruit, croque la pomme, celle de l'amour, à l'aise dans mes baskets, mon sweat baby doll, j'écris des mots juste assez chauds, juste assez beaux je l'espère. Ils sont comme dans un mouchoir de poche, proches, entrelacés et s'agitent comme des poissons dans une eau vive, claire comme de l'eau de roche. Pulpe de fruit, pulpe d'amour, retrouver les images d'un bonheur nouveau, aller manger chez ma mère, gagner le gros lot, grimper jusqu'en haut du mas de cocagne, vieilles images surann...
Poème Poème
Présente Mais pourtant filante, Force la confusion, Retire chaque jour un peu plus la raison. Quotidien cyclique Commun à une routine, Continuant d’en chercher le hic, Névrosée dans une continuité taquine. Rêve éveillé, Peur du passé, Le Temps voyage, L’Espace vacille, Les Deux font carnage, Les petits Pensants ne sont plus tranquilles. Rassemblant logiques et illogiques, Éditant les essais de perception du Sens, Associée en théorie, insensée en pratique. Littérature, Cinéma, Chanson et Scie...

