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L'avenir embelli
Rien de mieux qu’une terrasse
Lorsque la vie nous harasse
Belle et heureuse surprise
Que ce lieu de lâcher prise
Assis au bord de la table
L’allègement est notable
Je sens la légèreté
Me parler en aparté
« Avec moi tu peux planer
« Sur le malheur ruminé « Tant d’êtres humains ici
« Étaient à ta place assis
« Délaissant leur pesanteur
« Ils ont pris de la hauteur » La convivialité
De toute une humanité
S’invite dans cet espace
Toutes les hume...suite
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La vie est une collation
Jeu de plumes avec Paulette Pairoy-Dupré - Dans tous ses âges, la vie est collation, Douce, limpide, enivrante, sucrée, Amère, trouble, opaque, empoisonnée, Décoction, breuvage, nectar, philtre ou potion. La vie en ses débuts est un apéritif Qui vous met en appétit Que l’on partage avec des amis Ou que l’on sirote seul, désespéré. La vie est un café parfois corsé, Un café qui vous tient éveillé Comme le thé nous permet de voyager, Un café ...suite
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Une âme en bascule
J’ai comme le goût de crier ou de vomir. Quelque chose du genre. Je ne me sens ni vivre ni mourir, juste l’envie de pleurer sans m’arrêter. Pour un adieu de plus, une critique de trop, un rejet sans mot, un regard de mépris. Dans la peau d’une pestiférée dont on ne veut jamais, le corps hurle à sa façon. Les yeux noyés de chagrin, je ne peux plus me contenir. Comme une balançoire de l’enfance, j’oscille entre le doute et l’espoir, entre le oui e...suite
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Coquelicot
Coquelicot de mes humeurs crépusculaires, Dans la campagne où je médite en vétéran, Fleur du sommeil et des oublis interstellaires, Je te confie un abandon de vieil errant. Ce fût la paix quatre ans après l’horrible guerre Où je perdis tous mes amis, fiers combattants. Les souvenirs du sacrifice en pleine terre Ont enduré la peur au ventre et je t’attends. J’ai goûté le pavot du repos de misère. Tu n’es plus là pour consoler mon cœur battant Une chamade...suite
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S'amuser d'un rien
S'amuser d'un rien, être bon public, avoir le rire facile, se réveiller en riant comme on danse, avec entrain et bonne humeur, écouter des chansons en boucle, belles et, enjouées comme des gamins dans la cour d'école à la récréation. Si j'avais su j'aurais peint moi aussi ce paysage de printemps chatoyant, c'est la fin de l'année scolaire, l'été arrive à grands pas, et ces jeux qu'on amène à l'école, au collège, pour profiter du temps...suite
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- Entre espoirs et inquiétudes, ce documentaire offre un panorama des enjeux
d’une révolution qui ne fait que commencer.. -

Drames et traumas
Crever l'abscès, crever le temps qui passe, l'arrêter, nommer l'innomable, polir chaque étoile, pendant des nuits infinies, rattraper la lune, belle, ronde, intimiste, tamisée, crier justice, crier la paix dans une marche blanche, se poser toutes les questions du monde sur la disparition d'une enfant. Serrer les épines des roses blanches, symbole de l'enfance maltraitée, assass...suite
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Don Cretino
- Allez les gars, débarquez-moi tout ça fissa ! Les gars s’exécutent, transportant les caisses de la barque à la fourgonnette. - Plus vite ! Les garde-côtes peuvent débouler à tout moment ! - Pfffttt ! hausse les épaules le dénommé Pedro, Alfonzo et sa bande font diversion à la crique du Miramar ! - Alfonzo ou pas, dépêchons ! Sont plus malins que tu crois ces plouctons-là ! Son équ...suite
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Musique bien aimée
La musique de chambre
Me fait percevoir l’ambre
Dégageant la chaleur
Caressant mes douleurs
Aux sons du violoncelle
La vibrante étincelle Secoue l’intimité
D’adorable gaieté Les aigus du violon
Absorbent les flonflons
De vécus ordinaires
De liesse embryonnaire
Instrument de concert
Les âmes se resserrent
Atour d’un dieu d’amour
Teinté d’un tendre humour La flûte aux douces no...suite
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L’Édit de Caracalla qui transforma Rome
En l’an 212 après J.-C., un empereur romain nommé Marcus Aurelius Severus Antoninus, mieux connu sous le surnom de Caracalla, prit une décision d’une portée étonnamment vaste : il accorda la citoyenneté romaine à tous les hommes libres résidant dans l’Empire. Cette mesure, appelée Constitutio Antoniniana, fut bien plus qu’une simple réforme administrative ...suite
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Les amours défendues
Je ne sais pourquoi
j’attends
à l’orée de mes nuits
sur vos lèvres de fruit
un sourire
éclatant
l’éclair de vos yeux mauves
et le vent léger
de vos caresses sauves
de moi. Un retour impromptu
comme un doux lied d’autrefois
là
sur mon piano d’ébène
où ne joue qu’un éphèbe
sur de tristes mélopées
Le vôtre était de bois de rose
Vous minaudiez en quelques pauses
d’une blanche n...suite
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Le plus libre d'entre nous
On sent l'arrivée de l'été.
Le bus est moins rempli.
Les vacances approchent.
Sans s'en rendre compte,
on a changé de saison. Un matin,
la pelouse est verte.
Il faut déjà sortir la tondeuse.
Les arbres
ont retrouvé leurs feuilles.
Les oiseaux
chantent du matin au soir,
comme si la vie
célébrait quelque chose.
Les odeurs aussi
ont changé.
Le bois brûlé de l'hiver
s...suite
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La Rondeur de l'Infini
La Rondeur de l’Infini Assise sur le balcon, la montagne face à moi, les arbres semblent ravis de me revoir. Comme s’ils m’attendaient, pourtant, qu’ai-je à voir avec eux ? Rien d’autre au final que la vie qui nous parcourt, elle qui nous a été donnée sans notre accord. Voilà un point commun qui nous unit, les arbres et mon cœur, leur sève et mes palpitations, leurs f...suite
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Ooh Ooh Baby Baby
« Ooh Ooh Baby Baby » scandaient les choristes du ténébreux George Michael, tandis que je remuais mon corps devant l’écran de télévision. Je me voyais grand, beau, brun, un dieu parmi les mortels. Soudain, la sonnerie retentit. Je maudis intérieurement Danny, Olger et Vera, me levai et ouvris à mes visiteurs. - Salut Ricky, beugla Danny. Prêt pour la fiesta du gros Francky ? -...suite
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La Route des illusions
Je suis parti chercher du pain Dans l’espoir de voir Mélanie La grand brune au sourire divin Qui travaille en boulangerie Mais elle avait oublié son sourire Il me fallu vite déguerpir Je devais laisser la place aux clients Plus jeunes, plus charmants Elle m a dit " dépêchez vous Vous êtes trop lent, trop mou Et je souris pas aujourd’hui D’ailleurs les sourires c’est fini "...suite
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Les mensonges inutiles
La chambre sentait le désinfectant et le linge propre. Sur le radiateur, une lumière pâle de novembre s'effilochait comme une fatigue. Le fils posa le sac au pied du lit. - Voilà... des chaussettes épaisses, une chemise de nuit propre, du nécessaire de toilette... et une brosse à dents. - Tu avais raison, j'ai l'impression qu'ils ont vraiment égaré ta valise aux urgences. ...suite
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Le Chalutier ♪
De la thérapie à la résilience, de l’apaisement à la beauté, du rêve à la réalité, les doigts sur le clavier disent avec précision l’apport de l’écriture dans une vie. Ses atouts, ses richesses, sa grandeur : je n’ai plus rien à ajouter. Que pourrais-je rapporter ? J’aurais l’impression de radoter. Il est fort à parier que le lecteur pourrait penser : « C’est du déjà-vu, vu et revu....suite
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Au début était le verbe... Pourtant...
La parole immonde fuse L'esprit noir darde le rayon du tombeau Sur la chair innocente ; La langue garde l'empreinte de la rancœur Elle mouille de sa salive virulente Les divins gueux œuvrant sur la pointe des pieds. A grandes rasades de mots, A grandes envolées dithyrambiques, Les fatuités s'étalent dans son cœur ; Elles persiflent sa souffrance, Elles broc...suite
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Sélection Avis & Discussions
Je suis l'eau
Oui, Donald, vous apportez joliment de l'eau au moulin de ceux qui vitupèrent contre les actions des humains qui s'en prennent à notre terre mère. Il ne suffit pas de vaincre le feu lorsqu'il nous incendie au sens propre comme au sens figuré, encore faut-il mettre de l'eau dans son vin quand par cupidité, on massacres, par exemple les ... |
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Je suis l'eau
Voici un beau texte Donald, une jolie prose poétique. Pour les anciens amérindiens (et sans doute pour leurs survivants), le Soleil était Père, la Terre était Mère et tous étaient Enfants de l'Eau. Il a du en être ainsi également au fil des Temps pour de nombreuses civilisations, bien plus humbles et modestes que la nôtre. Voilà plusie... |
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Que vaut une fortune économis...
David, merci pour ce texte très fort et engagé. Votre réflexion met en lumière avec beaucoup d’intensité une réalité difficile mais bien présente dans le monde du travail : celle des décisions prises au nom de la rentabilité, parfois au détriment de la dimension humaine. Vous décrivez avec une écriture très expressive et presque incisi... |
Accédez aux actualités SDA
L’Amer n’est pas à boire… la tasse, oui !
Recueil Flashback Carnet de jeunesse
(Mon a-mère) J’avais mis de côté mes cahiers de nouvelles que j’écrivais pour accélérer un temps que je voulais oublier. Plus envie ou besoin d’autre chose ; sait-on vraiment ce qui dirige nos pulsions ? Je pris une pile de feuilles volantes griffonnées de mots et sketchs sur la vie ou pensées mal recousues, et les di...suite
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Le Lac des Cygnes
Je n’y entends rien en « pas de deux », « entrechats », « menées », « fouettés » ou « grands jetés », mais je me suis régalée du ballet de Tchaïkovski, « », retransmission en différé du spectacle de mars 2015 au Royal Opéra House de Londres.
Trois heures de spectacle époustouflant !
Les deux étoiles, Matthew Golding qui interprète le Prince Siegfried, et Natalia Osipova, dans l...suite
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L'amour s'en fout
L'amour s'en fout (Juan) De tes armures, tes barrières, de tes rideaux de fer l'amour s'en fout, Du temps qu'il te prend chaque jour pour soigner tes blessures d'amour, L'amour s'en fout, et s'enfuit mon amour, il s'en fout, et s'enfuit sans nous, Des baisers que tu n'as pas osés, que tu as retenus l'amour s'en fout, De tes secrets lourds à porter, tous tes regrets d...suite
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La vie est une collation
Jeu de plumes avec Paulette Pairoy-Dupré - Dans tous ses âges, la vie est collation, Douce, limpide, enivrante, sucrée, Amère, trouble, opaque, empoisonnée, Décoction, breuvage, nectar, philtre ou potion. La vie en ses débuts est un apéritif Qui vous met en appétit Que l’on partage avec des amis Ou que l’on sirote seul, désespéré. La vie est un café parfois corsé, Un caf...suite
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Dossier 137 (2025)
Ce film pousse à réfléchir sur le défi de mener une enquête lorsque l’on doit à la fois superviser et critiquer la même institution. Il rappelle que la vérité n’est pas toujours linéaire, que la loyauté peut se transformer en aveuglement, et que la justice se mesure autant aux gestes qu’aux silences. Dossier 137 est ainsi un thriller contemporain sérieux et maîtrisé, qui mérit...suite
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La chevelure
Charle Baudelaire (1821-1867) Ce poème apparaît dans la seconde édition des Fleurs du Mal en 1861 dans la section « Spleen et Idéal » après Parfum exotique.
Sa muse exotique est certainement Jeanne Duval, sa compagne métisse. Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant d...suite
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Les causeurs
"Pour les femmes, il est l’idéal. Il sait manœuvrer sans faire de jalouses. Il choisit l’élue du jour" ~ "Eh bien, non, ce n’est point un causeur..." – Causer ! Qu’est cela ? Causer, madame, c’était jadis l’art d’être homme ou femme du monde ; l’art de ne paraître jamais ennuyeux, de savoir tout dire avec intérêt, de plaire avec n’importe quoi, de séduire avec rien du tout. Aujourd’...suite
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Ancolies vous propose
Berceau de lumière
Écailles d’Antan
Dragons imposants
Voie lactée omniprésente
Derrière l’ambre
Une histoire se raconte
Sur les genoux d’un oncle
Rires insouciants
De jeunes enfants
La bête immense prend son envol
Quand la berceuse retentit
Sous le châle d’une mamie
L’humeur chagrine s’étiole Le souffle glacé D’un destrier, regard ombré
Lueur dans la nuit, blafarde
Quand dansent les crabes
Sur c...suite
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Une âme en bascule
J’ai comme le goût de crier ou de vomir. Quelque chose du genre. Je ne me sens ni vivre ni mourir, juste l’envie de pleurer sans m’arrêter. Pour un adieu de plus, une critique de trop, un rejet sans mot, un regard de mépris. Dans la peau d’une pestiférée dont on ne veut jamais, le corps hurle à sa façon. Les yeux noyés de chagrin, je ne peux plus me contenir. Comme une balanço...suite
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Le plus libre d'entre nous
On sent l'arrivée de l'été.
Le bus est moins rempli.
Les vacances approchent.
Sans s'en rendre compte,
on a changé de saison. Un matin,
la pelouse est verte.
Il faut déjà sortir la tondeuse.
Les arbres
ont retrouvé leurs feuilles.
Les oiseaux
chantent du matin au soir,
comme si la vie
célébrait quelque chose.
Les odeurs aussi
ont changé.
Le bois brûlé de l'hiver
s...suite
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La Rondeur de l'Infini
La Rondeur de l’Infini Assise sur le balcon, la montagne face à moi, les arbres semblent ravis de me revoir. Comme s’ils m’attendaient, pourtant, qu’ai-je à voir avec eux ? Rien d’autre au final que la vie qui nous parcourt, elle qui nous a été donnée sans notre accord. Voilà un point commun qui nous unit, les arbres et mon cœur, leur sève et mes palpitations, leurs f...suite
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Fable du chrétien qui parle à Dieu...
La Dieu lui répond Le chrétien déjà âgé lève les bras vers les cieux
« Mon Dieu, je sais que bientôt je serai Bienheureux
Qu’avec les Saints au paradis, j’ai déjà ma place
Que pour l’ éternité je pourrai contempler votre face » Des cieux une voix forte se fit entendre « Oh là l’ami tout doux Je suis Dieu, je sais tout, j entends tout, je vois tout
As-tu don...suite
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La ville invisible
Je me promène dans les rues de la ville baignée par le soleil de juin. À mes oreilles, de la musique grégorienne. Les envolées polyphoniques de la liturgie enveloppent tout alentour. Les vitrines des boutiques ne sont plus que des portes anonymes vers un ailleurs indéfini, les lampadaires se changent en étoiles muettes tandis que les trottoirs sont désormais des couloirs vers...suite
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La vies, c'est...
La vie, c'est... La vie, c’est aimer, c’est une avalanche de rencontres qui marquera chaque tournant de celle ci.
La vie, c’est aimer, c’est le temps que l’on passe près des siens.
La vie, c’est aimer, c’est dans la multitude de nos rencontres que l’on tisse des liens. La vie, c’est aimer, c’est grâce à ces liens que l’on se crée des amis. La vie, c’est aimer, puis le temp...suite
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Ooh Ooh Baby Baby
« Ooh Ooh Baby Baby » scandaient les choristes du ténébreux George Michael, tandis que je remuais mon corps devant l’écran de télévision. Je me voyais grand, beau, brun, un dieu parmi les mortels. Soudain, la sonnerie retentit. Je maudis intérieurement Danny, Olger et Vera, me levai et ouvris à mes visiteurs. - Salut Ricky, beugla Danny. Prêt pour la fiesta du gros Francky ? -...suite
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Le Chat Dompté
Ce matin, dans le jardin,
J'ai vu le chat et la marmotte
Et j'ai compris que j'étais le troisième, Placé là pour voir.
Comme si le Ciel avait dressé la scène
Pour qu'un homme distrait Saisisse enfin la leçon. Je pars toujours du bon côté de l'homme.
C'est là ma loi, et c'est là ma blessure.
On appelle cela naïveté.
Moi, je l'appelle Foi en notre humanité,
Sincérité que l'on piétin...suite
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Le labyrinthe
On est Le jour où l’on naît. À partir du premier grand cri, Joyeux, furieux, on avance au hasard Merveilleuse insouciance des petits cultivars. On se perd, on repart, en avant, ou en arrière Guidé, inconsciemment, par des barrières. Le ciel est bleu, c’est qu’il doit être bleu. On avance en groupe, seul ou à deux. S’il est gris, c’est qu’il doit être gris Pas d’angoisse ou de parti...suite
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La cigale, les fourmis et l'agriculteur
La Fontaine l’a écrit, la cigale ayant chanté tout l’été Se retrouva, affamée quand l‘hiver est arrivé Elle demanda à manger à la fourmi rouge une voisine S il te plaît, j’ai faim, vois comme j’ai mauvaise mine La rouge dit « Nous taxons les riches pour nourrir les affamés Mais si tu veux manger, dans notre armée il te faut t’enrôler Nous partons comb...suite
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James Bond, Espion et Mythe Moderne
James Bond occupe une place singulière dans la culture contemporaine, au point d’être devenu bien plus qu’un simple personnage de fiction. Il est à la fois une création littéraire, une icône cinématographique et un miroir des tensions politiques et sociales de son époque. Né sous la plume de Ian Fleming, il s’inscrit dès l’origine dans un contexte historique p...suite
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Nouvelle Nouvelle
Issue de l’univers de Shadowrun, cette nouvelle reprend les codes de ce monde violent et décadent pour présenter quelques éléments classiques de ce monde. Dans ce Seattle dystopique, la population est aussi rincée que les trottoirs. Prescott, ex-flic devenu privé, accepte une mission banale pour le compte d'une riche Corpo. La routine, mais dans un monde où la magie, la cybernétique et les mégacorpos ont tout changé, rien n'est ce qu'il semble être.
Journal intime Journal intime
Je t’écris pour déposer ce qui brûle sans refaire le feu. Pour garder la braise et me rendre la peau. Ces mots, je les écris à ton attention, comme on jette une poignée de sel sur une plaie : pour que ça brûle, pour que ça guérisse, pour que ça cesse d’infecter en silence. À tes côtés, j’appelais bonheur cette chose impossible : la certitude d’être vivante au bon endroit, même au mauvais moment. Et j’appelais joie les éclats, ces secondes qui mordaient la nuit et la rendaient claire, le rire ...
Nouvelle Nouvelle
1941, les Etats-Unis hésitent à entrer en guerre. Des manœuvres se préparent, des hommes s’activent, mais personnes n’imaginent encore ce qu’il va advenir. Imaginez un jeune pilote américain, sanglé dans son Brewster F2A Buffalo, qui décolle pour une mission de routine… et se retrouve plongé dans un combat aérien qu'il n'imaginait pas. Entre précision des manœuvres et adrénaline des dogfights, cette nouvelle explore le moment où l’Histoire bascule, vu à travers les yeux d’un homme ordonné de ...
Biographie & Autobiographie Biographie & Autobiographie
C’est à peine adulte que la schizophrénie m’a frappé pour la première fois. Je serais incapable de dire avec précision quel âge j’avais, mais si le moment m’échappe, le lieu, lui, reste gravé dans ma mémoire. Cela s’est produit à Caen, dans le quartier populaire de la Grâce de Dieu, où j’ai grandi et vécu près de vingt ans, avant de le quitter, contraint et forcé, non sans une certaine nostalgie. Je longeais alors l’avenue du Docteur Maurice Collin, en direction de la rue des Marchands. J’emp...
Histoire Courte Histoire Courte
On m’appelle Le Connard. Riez toujours bande d’enflures, moi ça m’arrange. C’est que voyez-vous je suis un tout petit peu moins idiot et niais que j’en ai l’air. Ô, rien qu’un peu mais ça suffit. Alors, pendant que vous vous marrez, pendant que vous vous foutez bien de ma gueule et surtout m’ignorez, je fais mes petites affaires en loucedé. Qui c’est qu’a piqué la statue de la liberté ? Naturellement vous n’en avez pas la moindre idée ! C’est moi mes gaillards, c’est bien moi. Et qui c’est q...
Article Article
James Bond occupe une place singulière dans la culture contemporaine, au point d’être devenu bien plus qu’un simple personnage de fiction. Il est à la fois une création littéraire, une icône cinématographique et un miroir des tensions politiques et sociales de son époque. Né sous la plume de Ian Fleming, il s’inscrit dès l’origine dans un contexte historique précis, celui de l’après-guerre et de la guerre froide naissante. L’auteur, issu de la bourgeoisie britannique et ayant eu une expérienc...
Histoire Courte Histoire Courte
Je porte à votre attention le fait que Mr Théodore Bottin mange du chien soir, midi et matin. J’accuse Mr Isidore Beautrelet de voler chaque jour de l’année les cannes des dames âgées. Je vous informe que Mme Eléonore Corentin écrit des lettres anonymes qu’elle signe de son patronyme. Je vous signale que Mlle Taupin sort avec son voisin. Vous devez savoir que Mme Lamas entretient des relations avec la mafia des pizzas. Il faut que je vous le dise : je ne me dénoncerais pas mais j’ai un hobby...
Roman Roman
Cordelius Rulio était solaire, aimant la vie à pleines dents. Jusqu’au "Jour J". Depuis cet événement, il est méconnaissable. Muré dans le silence, il cache des séquelles que seul son corps trahit : crises de tachycardie et doigts glacés. Alors qu'il s'efforce de maintenir les apparences, une mystérieuse inconnue surgit dans ses rêves... puis dans sa classe. Elle semble connaître son secret et les maux qui le paralysent. Que s'est-il passé ce fameux jour ? Cordelius pourra-t-il un jour retrou...
Texte Texte
Il y eut d’abord l’école primaire. Du cours préparatoire au cours moyen en passant par le cours élémentaire. À cette époque, il n’y avait pas encore alors de classe maternelle. On entrait à l’école à cinq ans et on en sortait à onze-douze ans sauf pour les élèves qui désiraient passer le certificat d’études et ensuite quitter la scolarité. Ce dont je me souviens le plus nettement, ce sont des classes du cours moyen, CM1 – CM2. Les pupitres à deux places, la blouse grise, les encriers, les pl...
Histoire Courte Histoire Courte
Dévastée par le chagrin, ses yeux déferlent d’embruns. Elle est un océan de larmes, une grande marée dont les vagues viennent s’écraser en cent mille éclats d’argent contre les remparts de la cité portuaire puis se retirent ruisselantes. Le chagrin côtoie souvent la colère. Dévastée par la fureur, ses yeux noirs, rougis, lancent des incendies. On sonne, elle ouvre la porte. - Vous êtes Madame Elise Philipps ? Inspecteur Faubert de la Brigade Criminelle. Vous pouvez m’accorder quelques instan...
Article Article
Vers une fraternité entre les personnes vulnérables 1. La limite sécurisante du jugement Il y a une tentation profondément ancrée en nous : croire que notre place dans le monde est le résultat de nos propres mérites, et que la chute des autres serait la conséquence logique de leurs erreurs. Ce sentiment rassure : il nous permet de dresser une claire démarcation entre eux et nous, entre ceux qui sont encore debout et ceux qui sont tombés. Pourtant, cette ligne de démarcation est éminemment pré...
Texte court Texte court
La Rondeur de l’Infini Assise sur le balcon, la montagne face à moi, les arbres semblent ravis de me revoir. Comme s’ils m’attendaient, pourtant, qu’ai-je à voir avec eux ? Rien d’autre au final que la vie qui nous parcourt, elle qui nous a été donnée sans notre accord. Voilà un point commun qui nous unit, les arbres et mon cœur, leur sève et mes palpitations, leurs feuillages et ma respiration. Nous sommes en vie, on n’a rien demandé, pourtant, nous sommes là. Tout vit, se meut, chante et vi...
Histoire Courte Histoire Courte
« Ooh Ooh Baby Baby » scandaient les choristes du ténébreux George Michael, tandis que je remuais mon corps devant l’écran de télévision. Je me voyais grand, beau, brun, un dieu parmi les mortels. Soudain, la sonnerie retentit. Je maudis intérieurement Danny, Olger et Vera, me levai et ouvris à mes visiteurs. - Salut Ricky, beugla Danny. Prêt pour la fiesta du gros Francky ? - Ouah, c’est George Michael sur MTV, cria Vera. Il est trop canon ! Tu avais enregistré l’émission ? - Groumpf, rota ...
Article Article
Lorsque j’ai découvert cette histoire, quelque chose en moi s’est arrêté. Depuis, elle ne quitte plus ma pensée. Je ne saurais expliquer exactement pourquoi. La persévérance de Maël, son travail, son respect pour ce symbole, son obstination à le remettre debout, vaille que vaille. La charge qu’il a portée, le but qu’il s’était fixé, tout cela m’a plongée dans une profonde admiration. Jusqu’aux larmes. Non seulement pour ce garçon, mais aussi parce que je suis croyante et que ce symbole retrou...
Histoire Courte Histoire Courte
- Allez les gars, débarquez-moi tout ça fissa ! Les gars s’exécutent, transportant les caisses de la barque à la fourgonnette. - Plus vite ! Les garde-côtes peuvent débouler à tout moment ! - Pfffttt ! hausse les épaules le dénommé Pedro, Alfonzo et sa bande font diversion à la crique du Miramar ! - Alfonzo ou pas, dépêchons ! Sont plus malins que tu crois ces plouctons-là ! Son équipe redouble d’efforts. Ça y est, la barque est vide. - C’est bon, on y va. Pedro, tu me nettoies les traces su...
Texte court Texte court
Je me promène dans les rues de la ville baignée par le soleil de juin. À mes oreilles, de la musique grégorienne. Les envolées polyphoniques de la liturgie enveloppent tout alentour. Les vitrines des boutiques ne sont plus que des portes anonymes vers un ailleurs indéfini, les lampadaires se changent en étoiles muettes tandis que les trottoirs sont désormais des couloirs vers le ciel azuré. Je sens aussi sur ma peau la tiédeur du jour. Mon regard écoute la psalmodie des âmes que je croise, l...
Lettre Perdue Lettre Perdue
? Lettre non envoyée. Autour de ce qu’on appelle parfois “faire son deuil”, et de ce que cette formule peut avoir de trop court. J’ai cru, un temps, pouvoir faire mon deuil de nous. Mais qu’est-ce que cela veut dire, au juste ? Faire le deuil de quoi ? D’un visage ? D’une voix ? D’une chaleur que l’on n’a presque pas connue et qui pourtant continue de brûler sous la peau ? D’un possible resté suspendu, d’une histoire trop tardive, trop étroite pour le monde, trop vaste pour mon cœur ? Je n’a...
Texte court Texte court
La littérature et l’amour, avec leur noble pensée, font monter notre vie vers la transcendance humaine. Sans littérature, ma vie n’aurait pas une valeur sublime. Écrire dans la littérature pour promouvoir la vie vers le plus beau. Toutes les batailles littéraires visaient à répandre la vertu et l’amour de la vie. Littérature sans morale sans significations sublimes rejetées par les cœurs et la vie sincères. De la pureté du cœur vient la littérature raffinée de la vie. Lorsque votre vie est u...
Texte court Texte court
Pour ce texte je me suis inspirée de l'opéra rock "Starmania". On se reconnaît tous dans les personnages de cet opéra, je pense, je pense. Les termes entre-guillemets sont des termes tirés de l'opéra. Notre vie, notre adolescence parfois mises en musique... On a tous été la Marie-Jeanne de Starmania, elle aurait pu être mon amie en vrai et dans mes rêves, ensemble on aurait pris la clef des champs et on aurait rencontré de grandes villes inconnues au bataillon de nos esprits en feu. Par la f...
Texte court Texte court
J ‘écoute de la musique, un tango, Argentine Buenos Aires, la milonga au coin de la rue, l’obscurité, l’interdit, la musique me donne envie de danser, pourtant ça ne s’improvise pas la danse, il faut prendre des cours, avoir un partenaire, sur certains sites, des cours sont proposés, il vaut mieux avoir un vrai professeur. Puis il faut bien sortir de chez soi, aller dans la vraie vie, le réel, agir, depuis combien d’années, je suis devant ce clavier à regarder d’autres vivre leur vie. Insidi...
Texte court Texte court
"" "Regarde l'aube qui nous apprend à sourire" chante une chanson en italien, je me réveille avec ces mots, le sourire du matin est une perle de rosée dans le jardin derrière la maison familiale, les chats viennent se frotter au grand cerisier qui donnera encore des fruits cette année malgré les précédentes gelées, c'est un arbre à toute épreuve, pourrait-on dire, on ne l'abattra pas celui-là. Au matin de ce lundi de Pentecôte, y a des violons qui embellissent ma vie, lui donnent une harmoni...
Histoire Très Courte Histoire Très Courte
La mer, les nuages et le soleil s’offrent à mes yeux dans un tableau coloré, une trilogie romantique digne de William Turner. « Pierre, il est temps de repartir » me rappelle ma sœur Isabelle, ma confidente du moment. Je me retourne et la regarde. Elle me prend la main et me ramène à la voiture. Je lui propose de prendre le volant mais elle refuse, invoquant son envie de conduire. Je suppose qu’elle veut me préserver car je suis fatigué par de longues nuits sans sommeil passées à ressasser l’...
Texte court Texte court
Pour se tirer de ce sac de nœuds que constitue l’existence, il faut apprendre à vivre avec l’incertitude. Cela peut demander beaucoup de temps mais pour moi cela a été immédiat car je suis fils du doute. Êtres certains, vous êtes de chair et d’eau, de quoi êtes-vous en permanence si sûrs ? De la pointure de vos chaussures ? Que votre cœur bat toujours la mesure ? Que votre clé ouvre votre serrure ? N’avez-vous jamais cassé une clé dans une serrure ? Non, vous êtes si jeunes, vous n’avez pas ...
Tranche de Vie Tranche de Vie
La chambre sentait le désinfectant et le linge propre. Sur le radiateur, une lumière pâle de novembre s'effilochait comme une fatigue. Le fils posa le sac au pied du lit. - Voilà... des chaussettes épaisses, une chemise de nuit propre, du nécessaire de toilette... et une brosse à dents. - Tu avais raison, j'ai l'impression qu'ils ont vraiment égaré ta valise aux urgences. La vieille femme eut un sourire bref. - A mon âge, perdre une valise, c'est presque une répétition générale. - Pourquoi di...
Poème Poème
Ils n’ont rien vu Ils n’ont pas vu les nuits sans sommeil, Les dettes rouges au compteur de l’amour, Ni les coupes faites dans les budgets familiaux Pour qu’un autre puisse voyager, Se soigner, Ou souffler un peu de notre oxygène. Ils n’ont pas vu les sacrifices sans bruit, Les ajustements, ces fils tirés à l’aveugle, Les repas pesés comme une monnaie de faim, Les projets ensevelis sous le sable des « plus tard », Les envies jetées en pâture au devoir. Ils n’ont pas su que l’argent venait d’u...
Poème Classique Poème Classique
Rien de mieux qu’une terrasse Lorsque la vie nous harasse Belle et heureuse surprise Que ce lieu de lâcher prise Assis au bord de la table L’allègement est notable Je sens la légèreté Me parler en aparté « Avec moi tu peux planer « Sur le malheur ruminé « Tant d’êtres humains ici « Étaient à ta place assis « Délaissant leur pesanteur « Ils ont pris de la hauteur » La convivialité De toute une humanité S’invite dans cet espace Toutes les humeurs y passent De l’entrain à l’indolence De la clam...
Poème Poème
Écailles d’Antan Dragons imposants Voie lactée omniprésente Derrière l’ambre Une histoire se raconte Sur les genoux d’un oncle Rires insouciants De jeunes enfants La bête immense prend son envol Quand la berceuse retentit Sous le châle d’une mamie L’humeur chagrine s’étiole Le souffle glacé D’un destrier, regard ombré Lueur dans la nuit, blafarde Quand dansent les crabes Sur cette plage reculée Du reste de la terre mouillée L’humus dans les doigts Le sourire des villageois Le chant des ancien...
Pause-Mélancolie Pause-Mélancolie
J’ai comme le goût de crier ou de vomir. Quelque chose du genre. Je ne me sens ni vivre ni mourir, juste l’envie de pleurer sans m’arrêter. Pour un adieu de plus, une critique de trop, un rejet sans mot, un regard de mépris. Dans la peau d’une pestiférée dont on ne veut jamais, le corps hurle à sa façon. Les yeux noyés de chagrin, je ne peux plus me contenir. Comme une balançoire de l’enfance, j’oscille entre le doute et l’espoir, entre le oui et le non, entre tout et rien. Je ne vais pas ver...
Pause-Mélancolie Pause-Mélancolie
S'amuser d'un rien, être bon public, avoir le rire facile, se réveiller en riant comme on danse, avec entrain et bonne humeur, écouter des chansons en boucle, belles et, enjouées comme des gamins dans la cour d'école à la récréation. Si j'avais su j'aurais peint moi aussi ce paysage de printemps chatoyant, c'est la fin de l'année scolaire, l'été arrive à grands pas, et ces jeux qu'on amène à l'école, au collège, pour profiter du temps, le transformer en bons souvenirs. Peu importe si je me d...
Poème Poème
Coquelicot de mes humeurs crépusculaires, Dans la campagne où je médite en vétéran, Fleur du sommeil et des oublis interstellaires, Je te confie un abandon de vieil errant. Ce fût la paix quatre ans après l’horrible guerre Où je perdis tous mes amis, fiers combattants. Les souvenirs du sacrifice en pleine terre Ont enduré la peur au ventre et je t’attends. J’ai goûté le pavot du repos de misère. Tu n’es plus là pour consoler mon cœur battant Une chamade ensorcelée qui ne tempère Ni mes regret...
Chanson & Slam ♪ Chanson & Slam ♪
Ce n’est pas toi, dis-tu Ce n’est pas toi qui pleures Papa Ce sont les fleurs dis-tu, ce sont toutes les fleurs Mais tu sais moi, j’en vois toujours des rouges pâles Toujours des fleurs, en couleurs Ce n’est pas toi, dis-tu Ce n’est pas toi qui pars Papa Ce sont les gares dis-tu, ce sont les gares toutes les gares Et ces rails, oh oui je vois comme ils déraillent Mais ils reviennent, et te ramènent Et puis l’amour, dis-tu Je sais Papa comme il est lourd Sur tes épaules, je sais tu t’es tant b...
Poème Poème
On sent l'arrivée de l'été. Le bus est moins rempli. Les vacances approchent. Sans s'en rendre compte, on a changé de saison. Un matin, la pelouse est verte. Il faut déjà sortir la tondeuse. Les arbres ont retrouvé leurs feuilles. Les oiseaux chantent du matin au soir, comme si la vie célébrait quelque chose. Les odeurs aussi ont changé. Le bois brûlé de l'hiver s'est éloigné. Les grillades ont pris sa place. Les voisins ont vieilli un peu. Le petit garçon d'à côté est presque un adolescent. ...
Pause-Mélancolie Pause-Mélancolie
Crever l'abscès, crever le temps qui passe, l'arrêter, nommer l'innomable, polir chaque étoile, pendant des nuits infinies, rattraper la lune, belle, ronde, intimiste, tamisée, crier justice, crier la paix dans une marche blanche, se poser toutes les questions du monde sur la disparition d'une enfant. Serrer les épines des roses blanches, symbole de l'enfance maltraitée, assassinée, étouffer de chagrin, de colère, se protéger de tout. Se joindre aux larmes des victimes, participer à des reven...
Poème Poème
La vie, c'est... La vie, c’est aimer, c’est une avalanche de rencontres qui marquera chaque tournant de celle ci. La vie, c’est aimer, c’est le temps que l’on passe près des siens. La vie, c’est aimer, c’est dans la multitude de nos rencontres que l’on tisse des liens. La vie, c’est aimer, c’est grâce à ces liens que l’on se crée des amis. La vie, c’est aimer, puis le temps passant nous ouvres les yeux. La vie, c’est aimer, puis le temps passant l’on ce rend compte de ce qui est vraiment préc...
Poème Poème
Quand Maxime s’attacha à la future maman, Il devint quelque peu gnangnan. Et dès qu’il eut ses tétants, Il devint d’autant plus entêtant. Pourquoi eut-il fallu qu’il devienne grand ? Pour être aussi futile qu’il eut été enfant ? Devenu aussi dépendant que ses bambins tremblotants, Il fut ravagé par les drogues expulsées par les seins De l’Amour Sain : un brin de Paradis évacué par les siens. Comme pour Gilbert, cette poitrine rend aveugle. Elle est légère mais si vaste que Maxime en beugle À...
Coup de gueule Coup de gueule
Un toutes les Trois. J’ai cru que j’avais mal entendu. Mais non. Bien au contraire, les chiffres sont contrôlés. Vérifiés. Confirmés. Un toutes les Trois. J’avais bien compris. Les statistiques sont froides, pour ne pas dire glaciales. Mais elles ont le mérite d’exister. Tout d’un coup, elles ouvrent les rideaux sur une réalité qu’on ne veut pas voir. Un toutes les Trois. Et la Vie pleure encore. Comment décrire le sentiment qui nous étreint ? La nausée soudain envahit tout notre espace inté...
Texte court Texte court
Ce matin, j’ai regardé le lever du soleil. Le ciel était beau. D’une beauté presque insolente. Douce. Silencieuse. Comme si le monde, l’espace d’un instant, avait oublié d’être cruel. Et je me suis dit : quel beau lever de soleil! Puis presque aussitôt, comme une ombre qui traverse la lumière, une pensée m’a effleurée : Quelle belle journée pour mourir! Loin de moi l’idée d’appeler la mort, loin de moi l’idée de la glorifier, ou de lui ouvrir la porte. Mais dis-moi… Pourquoi, à chaque fois q...
Pause-Mélancolie Pause-Mélancolie
Aimer Dieu, la journée qui arrive, revenir à soi, ses fondamentaux, Calogero qui chante Souchon, ce pourrait être possible, regarder un nuage dans le ciel, l'heure qui tourne, régulière, légère. Faire de la place pour l'amie qui vient dormir, que me réservent juillet, l'été qui arrivent avec leurs gros sabots, que ferai-je. Exister à travers les mots faire, être, penser, croire, regarder, contempler, écouter, percer le secret de la vie, sentir des mystères autour de soi. Edgar Morin n'est pl...
Poème Poème
J’ai un cœur en porcelaine fissurée. Précieux mais marqué. Pas un cœur détruit : un cœur qui a encaissé, qui porte ses lignes de fracture à la surface, comme autant de preuves visibles que quelque chose a cassé, mais que tout ne s’est pas effondré. Le kintsugi répare les objets. Je ne sais pas s’il peut réparer un cœur. Peut-être qu’il ne répare pas vraiment. Peut-être qu’il rend les cassures habitables. À travers ses réparations dorées, le kintsugi ne dit pas : tout va bien. Il dit : cela a...
Poème Classique Poème Classique
La musique de chambre Me fait percevoir l’ambre Dégageant la chaleur Caressant mes douleurs Aux sons du violoncelle La vibrante étincelle Secoue l’intimité D’adorable gaieté Les aigus du violon Absorbent les flonflons De vécus ordinaires De liesse embryonnaire Instrument de concert Les âmes se resserrent Atour d’un dieu d’amour Teinté d’un tendre humour La flûte aux douces notes Le calme elle dénote De son bec se diffuse Cette musique infuse Des azurs enchantés Portant l’humanité Vers les di...

